Vivre de sa passion : le piège, c'est de la confondre avec ce qui vous ressource
Ce n’est pas n’importe qui qui peut vivre un métier passion. Ça peut sembler dur à entendre, mais c’est ce qui évite des reconversions douloureuses. J’explique pourquoi dans la vidéo ci-dessus.
La confusion qui coûte cher
Très souvent, les gens confondent ce qui les passionne et ce qui les nourrit, ce qui les ressource. Ce sont deux choses différentes, et le mot « passion » les recouvre sans distinction.
Quand quelqu’un cherche à vivre de sa passion, il pense spontanément à son loisir. C’est logique : c’est là qu’il se sent bien. Sauf que ce n’est pas toujours le meilleur choix, et parfois c’est le pire.
L’exemple du week-end
Si vous adorez cuisiner le week-end, ça ne veut pas dire que vous serez chef étoilé et que vous aurez envie de tenir un restaurant.
Le scénario, je le vois se répéter. Vous allez vous former. Vous allez lâcher votre job. Vous allez vous lancer. Et six mois plus tard, vous abandonnez.
Pourquoi ? Parce que c’était quelque chose qui vous ressourçait, plus que ce pour quoi vous êtes fait. En le transformant en métier, vous lui avez ajouté les contraintes, les horaires, la rentabilité, les clients. Vous n’avez pas seulement changé de travail : vous avez perdu ce qui vous rechargeait.
La distinction à faire avant de se lancer
La vraie distinction est celle-ci.
Ce qui vous ressource, ce sont vos hobbies. C’est ce qui recharge votre batterie interne. Ça a besoin de rester à sa place, en dehors des obligations, sinon ça cesse de fonctionner.
Ce qui vous passionne, c’est ce qui a un intérêt profond et structurel. Ça ne dépend pas de votre humeur du dimanche. Ça se construit sur la durée, et ça résiste aux contraintes du métier parce que c’est ancré plus bas.
Cette différence rejoint celle entre vos compétences et votre potentiel : ce que vous aimez faire ne dit pas tout de ce pour quoi vous êtes fait.
Vérifier avant de tout quitter
C’est exactement le genre de vérification qu’on fait en amont, plutôt qu’après la démission. Se poser les bonnes questions d’abord, comme dans « Les 3 questions à vous poser avant de quitter votre job », évite de financer une formation et de perdre un an pour découvrir qu’on s’était trompé de projet.
Et si le projet tient la route, tant mieux : vous partirez avec beaucoup plus de solidité. C’est le rôle d’un bilan de compétences que de faire ce tri avant l’engagement. Quand le projet est mûr, il reste à le construire, ce que couvre notre accompagnement à la reconversion. Vous rêvez de vivre de votre passion ? Vérifions ensemble que c’est bien la bonne, lors d’un premier échange.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
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