Gagner très bien sa vie et se demander tous les jours « qu'est-ce que je fais là ? »
Il y a des chefs d’entreprise qui gagnent plus de 200 000 euros par an et qui, tous les jours, se demandent ce qu’ils font là. Ça surprend, et pourtant j’en accompagne régulièrement. J’en parle dans la vidéo ci-dessus.
Une perte de sens qui est d’abord une perte d’identité
Ces personnes ne se reconnaissent plus dans ce qu’elles font. Entre ce pour quoi elles sont missionnées, le niveau de responsabilité qu’elles portent et la gestion humaine au quotidien, quelque chose s’est décroché.
C’est important de nommer les choses correctement : leur perte de sens est liée à une perte d’identité. Ce n’est pas la charge de travail qui use, c’est de ne plus se reconnaître dans le rôle qu’on tient. On peut adorer son secteur, son équipe, ses résultats, et ne plus savoir qui on est dedans.
Le blocage : « repartir de zéro »
Le problème arrive au moment où elles envisagent le changement. Elles ont la conviction qu’il faudrait redémarrer à zéro.
Pour quelqu’un qui a construit pendant vingt ans, repartir de zéro ressemble à un échec. Ce n’est tout simplement pas envisageable. Alors que font-elles ? Elles continuent. Jusqu’à ce que ça craque.
Cette croyance est fausse, et c’est elle qui coûte le plus cher. Votre expérience ne s’efface pas parce que vous changez de direction, comme je l’explique dans « Reconversion à 50 ans : votre expérience n’est pas à jeter ». Et changer d’entreprise sans traiter le fond ne règle rien, j’y reviens dans « J’ai déjà changé plusieurs fois de travail ».
Se redéfinir à partir de qui vous êtes devenu
Ce qu’il faut faire face à cette crise identitaire, c’est se reconnaître et se redéfinir à partir de qui on est devenu. Pas de qui on était à 25 ans, pas de qui on rêverait d’être. De qui on est aujourd’hui, avec tout ce qui a été construit entre-temps.
Ces personnes ont besoin de retrouver leur pourquoi. Et l’ordre compte : on part de l’identité, puis on choisit et on définit la mission qu’on décide de réaliser en contribution à son entreprise. Pas l’inverse. Chercher d’abord un nouveau poste, c’est reproduire le même désalignement ailleurs.
Souvent, d’ailleurs, la conclusion n’est pas de partir. C’est ce que j’ai constaté avec ce dirigeant qui croyait devoir changer de métier et qui est resté, autrement.
Avant de lâcher votre job
Retenez cet ordre : avant de lâcher son job, il faut retrouver son pourquoi. Une démission décidée dans le brouillard se paie deux fois, en argent et en confiance.
Et si ce pourquoi retrouvé impose un changement de cap, notre accompagnement à la reconversion l’organise.
C’est précisément le travail d’un bilan de compétences, y compris pour des profils de direction. Vous tenez, mais vous ne savez plus pourquoi ? Parlons-en lors d’un premier échange, sans engagement.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
À lire aussi
Vivre de sa passion : le piège, c'est de la confondre avec ce qui vous ressource
Adorer cuisiner le week-end ne fait pas de vous un chef étoilé. Beaucoup lâchent leur job pour un loisir et abandonnent six mois plus tard. La distinction qui évite cette erreur.
Lire l'article →Changer de poste ou s'aligner : la nuance qui change tout
Un repositionnement de carrière, c'est se déplacer vers un autre cadre en continuant de s'adapter. L'alignement, c'est reconnaître son axe intérieur et arrêter de s'adapter. Pourquoi cette différence détermine la réussite de votre transition.
Lire l'article →Un projet d'évolution professionnelle ?
Parlons-en lors d'une consultation offerte, sans engagement.