Se former « pour soi » ne fait pas de vous un professionnel (attention aux dérives)
Beaucoup de personnes, dans leur quête de changement de métier, confondent leurs besoins et leurs valeurs. Elles se réorientent vers une formation, une méthode de thérapie ou d’accompagnement… pour répondre à un besoin personnel. Et ensuite, elles n’en font pas grand-chose. J’explique cette confusion, très répandue, dans la vidéo ci-dessus.
Se former pour soi, un vrai besoin, mais pas un projet
L’exemple est fréquent : des personnes se forment pendant des années à la naturopathie, à la diététique, au fonctionnement du système nerveux… Elles cumulent les formations et les méthodes de thérapie. Et à un moment, on réalise que c’était pour répondre à un besoin personnel, parce que ça leur a fait du bien.
C’est parfaitement légitime. Mais il faut le nommer pour ce que c’est : un cheminement personnel, pas un projet professionnel. Et cette lucidité évite bien des désillusions (c’est le même travers que la « boulimie de formation » dont je parlais).
Un savoir n’est pas une compétence
Voici une distinction essentielle : ces personnes ont acquis un savoir, une connaissance, mais elles ne vont pas forcément l’exploiter. Or, tant qu’un savoir n’est pas mis en œuvre au service d’un projet, on ne peut pas parler de compétence.
Ce n’est pas parce qu’on a suivi une formation, souvent d’abord pour soi, qu’on est professionnel du domaine et fait pour le transmettre. On ne peut pas s’appuyer uniquement sur une formation qu’on a décidé de faire, au fond, pour soi-même. La différence entre savoir et compétence, c’est le passage à un usage réel, assumé, au service d’autrui.
Attention aux dérives : « tout le monde peut devenir coach »
J’ai l’impression qu’aujourd’hui, avec le CPF, tout le monde peut « devenir coach ». Des coachs enseignent à devenir coach, et il y a de vraies dérives : énormément de formations pour devenir coach, thérapeute ou accompagnant, mais beaucoup ne sont ni certifiées, ni certifiantes.
Or le coaching est une réelle compétence professionnelle, une posture à acquérir. Pour accompagner de vrais projets (développement professionnel, développement de compétences), cela ne s’improvise pas. Soyez donc vigilant, aussi bien quand vous choisissez une formation que lorsque vous choisissez un accompagnant : vérifiez les certifications et le sérieux du parcours. C’est aussi l’esprit de notre charte de déontologie.
Et si le projet passe par un bilan, notre page bilan de compétences et CPF en précise le financement.
Avant d’investir votre CPF dans une formation « pour vous », clarifiez d’abord si elle sert un projet, c’est tout l’objet d’un bilan de compétences. Un doute sur votre direction ? Parlons-en lors d’un premier échange, sans engagement.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
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