Bore-out : quand la perte de sens use plus que la charge de travail
Tout le monde s’est déjà ennuyé à mort au travail. Pourtant, on parle systématiquement de burn-out, et presque jamais du bore-out. C’est un mal-être discret, mais bien réel, dont je parle dans la vidéo ci-dessus.
Un ennui qui n’a rien d’anodin
Le bore-out, c’est d’abord une perte de sens de ce qu’on fait. Une forme d’ennui, de vide, de brouillard qui s’installe. Et ce brouillard crée un enchaînement : un manque d’engagement, une démotivation, une fatigue diffuse.
Je le range dans ce que j’appelle les « bobos de la charge mentale » : ces états qui ne se voient pas, dont on n’ose pas parler parce que « on ne fait rien de si dur », et qui pourtant abîment de l’intérieur. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la surcharge qui use le plus, c’est le vide de sens. (Pour reconnaître les signes de l’ennui installé, voir « Bore-out : quand l’ennui au travail vous épuise ».)
Du brouillard aux erreurs, puis au doute de soi
Comment arrive-t-on au bore-out ? En exécutant des tâches sans trop se poser de questions, dans un système automatique de répétition. Et dans ce pilote automatique, on finit inévitablement par faire des erreurs.
Ces erreurs entament la confiance et l’estime de soi. On se dévalorise, on doute, et c’est là que s’enclenche une véritable remise en question de la carrière : « Suis-je à ma place ? Est-ce que je sais encore faire quelque chose ? » Le mal-être professionnel devient une crise de sens plus large. Si vous vous demandez s’il s’agit d’un simple coup de mou ou d’autre chose, l’article « Burn-out ou dépression : comment faire la différence ? » peut vous aider à y voir plus clair.
Ne pas laisser le mal-être s’installer
Quand je reçois une personne dans cette situation, on procède par étapes : on fait un état des lieux, on redéfinit son identité là où elle en est aujourd’hui, puis on redonne une orientation et un sens.
Le plus important, c’est de ne pas rester seul avec ce brouillard. Livré à lui-même, le bore-out ne se dissipe pas : il devient un mal-être de plus en plus profond. Se faire accompagner, c’est reprendre la main avant que ça n’arrive.
C’est le rôle d’un bilan de compétences pour retrouver du sens, et de notre accompagnement burn-out lorsque l’épuisement s’est déjà installé. Cet ennui vous ronge plus que vous ne l’admettez ? Parlons-en lors d’un premier échange, sans engagement.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
À lire aussi
Burn-out : faut-il en parler à son employeur, et comment ?
Peur d'être catalogué, de perdre en crédibilité, de déclencher ce qu'on redoute. Ce que vous n'êtes pas obligé de dire, ce qu'il est utile de dire, et à qui le dire d'abord.
Lire l'article →Les risques d'un mauvais accompagnement : ce qui est vraiment en jeu
Se faire accompagner par quelqu'un qui n'en a pas la compétence touche à l'identité et à l'estime de soi. Les conséquences ne sont pas financières, elles sont psychiques.
Lire l'article →Un projet d'évolution professionnelle ?
Parlons-en lors d'une consultation offerte, sans engagement.