Quand le corps dit stop : le burn-out passe souvent par le physique
Avec le stress, votre corps peut lâcher à tout moment. Ce n’est pas une formule, c’est ce que je constate en accompagnement. Je raconte dans la vidéo ci-dessus l’histoire qui illustre le mieux ce mécanisme.
Quinze ans de métier, et des mains qui refusent
J’ai connu une pâtissière qui, au bout de quinze ans d’expérience, ne pouvait plus utiliser ses mains. Son outil de travail, son savoir-faire, son identité professionnelle : tout passait par là.
Son corps lui disait que quelque chose devait changer. Mais attention à ne pas se tromper de diagnostic. Le changement nécessaire n’était ni dans sa mission, ni dans son métier. Il était dans l’environnement où elle travaillait, et dans sa façon d’y tenir sa place.
Le vrai nœud était ailleurs
Cette femme avait beaucoup de mal à déléguer. Il fallait que ce soit fait avec ses mains, sinon ce n’était pas bien fait. Son niveau d’exigence était tel que sa satisfaction n’était jamais pleinement atteinte.
Ça a créé de la frustration, puis cette envie de tout faire elle-même alors que d’autres auraient dû s’en charger. Le mécanisme s’auto-alimente : plus elle en faisait, moins elle était satisfaite, plus elle en reprenait.
Ce qu’elle n’était pas capable de voir à ce moment-là, c’est qu’elle était en état de burn-out. C’est la règle plus que l’exception, et j’en parle dans « Le premier symptôme, c’est souvent de refuser de le voir ». Le corps, lui, avait compris avant elle.
Ce qu’on a fait ensemble
Je l’ai accompagnée à ajuster ses missions, à redonner du sens à ce qu’elle faisait, et à retrouver un équilibre. À aucun moment il n’a été question de changer de métier : elle aimait son métier.
À partir de là, elle s’est réalignée. Et d’elle-même, elle a mis en place des changements dans son quotidien et dans ses missions. Ce n’est pas moi qui ai décidé pour elle, c’est elle qui a vu ce qu’elle ne voyait plus.
Votre corps est un allié, pas un ennemi
Retenez ceci : le corps n’est pas un ennemi qui veut vous faire mal. C’est votre allié, et il vous alerte. Douleurs qui s’installent, sommeil qui se dérègle, fatigue qui ne passe plus au retour des vacances, gestes qui deviennent difficiles.
Encore faut-il apprendre à identifier ces signaux, ce qui est presque impossible à faire seul quand on est dedans. C’est le rôle de notre accompagnement burn-out, et parfois d’un bilan de compétences quand la question du sens revient. Pour repérer les signes avant d’en arriver là, vous pouvez aussi lire « Reconnaître les signes du burn-out ».
Votre corps vous envoie des signaux depuis un moment ? Parlons-en lors d’un premier échange, sans engagement.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
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