Penser à quitter son travail tous les jours : et si c'était normal ?
Si vous pensez à quitter votre travail presque tous les jours, rassurez-vous : c’est parfaitement normal, et vous êtes très loin d’être seul·e. J’en parle dans la vidéo ci-dessus, et on prend le temps d’y revenir ici.
Vous êtes plutôt la règle que l’exception
Les chiffres sur l’engagement au travail sont vertigineux : à peine un salarié sur dix se dit vraiment engagé dans ce qu’il fait. Tous les autres, l’immense majorité, sont, à des degrés divers, désengagés.
Concrètement, ça veut dire : être présent·e, faire le travail… mais sans y trouver d’élan, sans vibrer pour ce qu’on fait. On appelle ça le « quiet quitting », la démission silencieuse. On ne claque pas la porte, on se contente du strict nécessaire, l’esprit déjà ailleurs.
Ce n’est ni de la fainéantise, ni une question de génération
La plupart des entreprises n’en ont pas vraiment conscience, et quand elles le perçoivent, elles se trompent souvent de diagnostic. Elles se disent que c’est :
- une question de génération,
- de la fainéantise,
- un problème de motivation ou de rémunération.
Alors on cherche à « remotiver », à payer autrement, à animer. Mais le problème n’est pas là. On traite un symptôme en passant à côté de la cause.
Un signal logique, pas une maladie
Le quiet quitting n’est pas un dysfonctionnement. C’est, au contraire, une réponse parfaitement logique au manque de sens dans le travail. Le corps et l’esprit font ce qu’ils savent faire de mieux : ils protègent leur énergie là où elle n’est plus nourrie.
À un moment donné, l’individu se réveille et voit clairement qu’il n’est tout simplement pas au bon endroit. Cette lucidité n’est pas un caprice : c’est une information précieuse sur ce dont vous avez besoin pour vous sentir vivant·e dans votre travail.
Et si vous écoutiez ce signal ?
Penser à partir tous les jours n’est pas une fatalité à subir en silence, ni un ordre à exécuter sur un coup de tête. C’est un point de départ pour comprendre ce qui vous manque vraiment : du sens, de l’autonomie, de la reconnaissance, de l’alignement avec vos valeurs ?
Avant de partir, encore faut-il savoir vers quoi. (On creuse d’ailleurs ce réflexe de fuite dans « Changer de job ne réglera rien si vous ne vous posez pas d’abord cette question », et les bonnes questions à se poser dans cet article.)
C’est exactement ce que permet un bilan de compétences : mettre des mots sur ce désengagement, distinguer ce qui relève du poste, de l’environnement ou de vos aspirations profondes, et construire une suite qui ait du sens pour vous. Le tout est finançable avec votre CPF.
Si ce décalage débouche sur un vrai projet de départ, voyez notre accompagnement à la reconversion.
Si vous ressentez ce décalage depuis un moment, parlons-en, un premier échange, sans engagement, pour y voir clair avant toute décision.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
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