On m'a proposé une rente à vie, j'ai préféré travailler
On m’a proposé une rente à vie, et j’ai préféré travailler. C’est une histoire personnelle, la mienne, et je la raconte dans la vidéo ci-dessus parce qu’elle dit quelque chose d’utile à beaucoup de gens.
Un refus qui a surpris tout le monde
Quand on m’a proposé l’allocation d’invalidité, je l’ai refusée.
On me disait qu’il ne fallait pas que je travaille trop longtemps, qu’il ne fallait pas que je travaille à plein temps. Pour moi, c’était inconcevable. Je savais que je pouvais travailler et que je pouvais être utile. Ce n’était pas de l’orgueil, c’était une évidence intérieure que personne autour de moi ne voyait.
Travailler autrement, pas travailler moins
Depuis, je travaille différemment. J’ai dû comprendre mon corps, l’aménager, le respecter. Ce sont trois choses distinctes, et aucune ne consiste à faire semblant que rien n’a changé.
Comprendre, c’est apprendre à lire ses signaux au lieu de les subir. Aménager, c’est adapter le cadre, les rythmes, la façon de travailler. Respecter, c’est accepter que certaines limites sont réelles et ne se négocient pas.
Ce rapport au corps, je le retrouve chez beaucoup de personnes que j’accompagne, sans qu’il y ait de handicap. J’en parle dans « Quand le corps dit stop » : le corps alerte, c’est nous qui n’écoutons pas.
Ce que ça m’a appris
Ça m’a appris qu’on peut être utile et dans la contribution, même avec des limites physiques. La contribution ne se mesure pas en heures de présence ni en résistance physique. Elle se mesure à ce qu’on apporte réellement.
Et c’est là que je veux en venir. Le vrai sujet, ce n’est pas le handicap. Le vrai sujet, c’est la question existentielle : qui je suis, ce que je veux, ce que je vaux, pour quoi je suis faite.
Une question qui vaut pour tout le monde
Ces questions, ce ne sont pas celles d’une personne en situation de handicap. Ce sont celles de n’importe qui devant un travail qui ne lui ressemble plus. Le handicap ne fait que les rendre plus urgentes, et plus impossibles à éviter.
Ce sont les valeurs que j’essaie de transmettre à toutes les personnes que j’accompagne, et le cœur du travail mené pendant un bilan de compétences. La démarche est la même pour une reconversion professionnelle : on part de l’identité, jamais du poste.
Vous vous demandez ce que vous pouvez encore apporter ? Parlons-en lors d’un premier échange, sans engagement.
L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
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