Elle est repartie abîmée d'un coaching : comment elle s'est reconstruite
Des exemples, j’en ai malheureusement plein, et j’en rencontre régulièrement. Je raconte celui-ci dans la vidéo ci-dessus parce qu’il montre les deux versants : ce qu’un mauvais accompagnement casse, et ce qu’il reste possible de reconstruire.
Ce qu’elle avait engagé
Cette personne se lançait dans son projet de cœur. Elle avait investi pour se faire accompagner, sur plusieurs mois.
C’est une démarche saine. Quand on se lance dans un projet qui compte vraiment, toutes les peurs et tous les doutes remontent en même temps. C’est même le signe que le projet touche à quelque chose d’important. Il faut alors être capable d’accompagner cette part-là de la personne, celle qui s’exprime dans ses doutes et ses peurs, pour qu’elle puisse créer et développer.
Ce qui s’est passé
Cette part n’a pas été accompagnée. Elle a été coupée. On lui a coupé les ailes.
Elle s’est désengagée de l’accompagnement en cours de route. Elle en est repartie très abîmée, avec une estime d’elle-même au plus bas, et elle a traversé une dépression par la suite.
Ce n’est pas un accident isolé, c’est le mécanisme que je décris dans « Les risques d’un mauvais accompagnement » : quand on touche à l’identité sans en avoir la compétence, l’impact ne se limite pas au projet, il atteint la personne.
Le travail de reconstruction
Quand elle est arrivée chez moi, c’était laborieux. Il n’y avait pas d’élan, et beaucoup de méfiance, ce qui se comprend.
Le travail qu’on a mené ensemble lui a permis de regagner confiance en elle. Mais surtout, et c’est différent, de réélever son niveau d’estime d’elle-même et de reconnaître son identité, qui avait été abîmée. La confiance concerne ce qu’on se sent capable de faire. L’estime concerne ce qu’on vaut, indépendamment des résultats. C’est cette seconde chose qui avait été touchée.
La suite
À partir de là, elle a rechoisi. Le mot compte : elle n’a pas repris son projet par obstination, elle l’a choisi à nouveau, en connaissance de cause.
Elle l’a lancé quelques mois plus tard. Aujourd’hui, c’est une personne pleinement épanouie.
Si vous vous reconnaissez dans ce parcours, sachez que rien n’est perdu, même après une expérience qui vous a fait douter de vous. Ce travail de reconnaissance est le cœur d’un bilan de compétences, et avant de vous engager à nouveau, l’article « Comment savoir si un coach est vraiment qualifié » vous donnera les repères qui manquaient la première fois.
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L'autrice
Hannan Regnaux
Fondatrice de HR-Connexions, méthode exclusive d’accompagnement au projet d’évolution et de reconversion professionnelle. Pour des vies transformées, alignées à l’identité professionnelle.
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